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Actualités Publié le 08 août 2022

Une jardinière aux petits soins du potager de la Cantine

Depuis le printemps, Olga Barazer a en charge les 1 000 m² du potager installé quai des Antilles par le Voyage à Nantes. Rencontre.

Olga Bonazer dans le potager de la Cantine, un espace de 1 000 m² dont plus de 600 m² de surfaces cultivées.
Olga Bonazer dans le potager de la Cantine, un espace de 1 000 m² dont plus de 600 m² de surfaces cultivées. © Célia Le Goaziou

C’est un carré de verdure luxuriant posé sur un ancien parking goudronné, au cœur d’une ancienne zone portuaire. Le potager de la Cantine est né en 2016 sur le quai des Antilles, avec la volonté d’en faire un site pionnier d’agriculture urbaine. Son concepteur, Olivier Durand, a pu expérimenter pendant sept ans la culture des légumes et autres végétaux comestibles. La production alimentait la Cantine du Voyage toute proche.

Comme pour celle-ci, qui s’est dotée d’une nouvelle équipe, 2022 ouvre un nouveau chapitre dans la jeune histoire du potager. Le Voyage à Nantes (VAN) a embauché au printemps une jardinière chargée de s’occuper du lieu, Olga Barazer. Mais pas que pour y faire pousser les légumes : « Le VAN souhaite apporter ici une vision plus pédagogique, explique-t-elle. Mon rôle est de faire plus de médiation, notamment auprès des scolaires. »

« Un bon moyen de faire de la pédagogie »

2022 est de ce point de vue une année de transition. Car le potager ne peut plus accueillir de public pour raisons de sécurité – certains bacs en bois ont commencé à se déliter. « Il est prévu qu’il se refasse une beauté cet hiver pour que les gens puissent à nouveau s’y balader », explique la jardinière, qui parvient cependant à cultiver des liens avec les visiteurs venus admirer les Bottes de Lilian Bourgeat. « Je suis souvent interpellée, on me pose des questions techniques sur la culture des courgettes, du basilic… Je fais aussi des petits jeux avec eux, où je leur fais sentir différents types d’aromates », raconte celle qui a « axé davantage les plantations sur la diversité. »

Mais pour Olga, le potager est aussi « un bon moyen de faire de la pédagogie sur l’environnement, le changement climatique, la biodiversité ». C’est particulièrement vrai alors que le pays est soumis à des épisodes caniculaires et à la sécheresse : « Les visiteurs me voient travailler sous les fortes chaleurs. C’est ce que vivent aussi les agriculteurs et je peux donc parler de leurs difficultés. Les gens s’intéressent aussi au paillage, à l’irrigation, qui est un vrai sujet cette année... »

Bio express

Olga Barazer est née dans une famille d’agriculteurs des Côtes-d’Armor. Après avoir dans un premier temps étudié le design et travaillé dans le secteur du numérique à Nantes, elle se reconvertit grâce à la Chambre d’agriculture. Elle travaille aujourd’hui à mi-temps au potager de la Cantine, et à mi-temps à la ferme du Bois-des-Anses à Doulon-Gohards.